Compte-rendu du conseil municipal du 3 octobre 2014

Comme la loi nous y autorise, voici le compte-rendu officieux que nous avons rédigé.

Le conseil municipal du vendredi 3 octobre a été un grand cru ! Tous les conseillers municipaux étaient présents. Il s’est révélé très vivant et surtout intéressant par la diversité des dossiers, leur importance ; avec en sus un débat sur l’intercommunalité au sujet des avances enamourées du Pays dignois… en direction d’un certain nombre de communes dont Saint-Jurs.
Il faut noter que Madame le Maire fait preuve d’un fort esprit de tolérance au niveau de la parole, tant et si bien que les conseillers municipaux se lâchent sur pratiquement tous les sujets, s’interpellent, se contredisent, demandent des explications… Tout cela dans un climat détendu et bon enfant, bref, un régal.
Il est dommage qu’il n’y ait pas plus de citoyens qui viennent participer à ce moment de démocratie. Non, ce n’est pas rasoir, non ce n’est pas ennuyeux, non ce n’est pas rébarbatif. C’est la vie, votre vie quotidienne. Et en plus, on y apprend des choses, ce qui ne gâte rien.

Les terrains à vendre

Attaquons par le dossier qui a occupé le plus longtemps le conseil municipal car si au départ, il s’agissait de fixer un prix au m2 de garrigue municipale, bien vite, c’est un débat sur le fond qui a pris le pas : parmi les terrains et bâtiments de la Mairie, que faut-il vendre ? Tout ou pas ? Une information de la population dans son ensemble apparaissant alors comme obligatoire.
Lors du précédent conseil municipal, vous vous souvenez qu’il a été débattu de la fameuse bergerie sous la maison des Andraud avec aussi la vente de terrains jouxtant. Il avait été décidé que le conseil municipal ferait un tour de village pour définir les terrains qui pouvaient être vendus par la commune. Ce qui a été fait. A la suite de quoi des lettres spontanées de proposition d’achat sont arrivées sur le bureau de Madame le Maire.
Danielle Urquizar, vendredi 3 octobre a donc déclaré : « Nous avons eu des demandes pour l’achat de parcelles, cinq en tout ; il faut en fixer le prix ». Si, pour les terrains constructibles, celui-ci oscille autour de 100 euros/m2, reste à fixer celui de la garrigue.
Une liste de parcelles à la vente a été distribuée aux conseillers municipaux. La voici : E42, E 213, C141, C142, C143, C146, C147, E100, A577, A580. Certains membres de l’assemblée font valoir qu’ils ne sont pas au courant sauf pour les parcelles qui concernent la famille Andraud. Un brouhaha s’en suit.
Thierry Zunino fait part de ses réticences : « Je ne suis pas pour vendre le patrimoine de la mairie ; il faut penser à l’avenir. Certaines parcelles certes peuvent faire l’objet d’une vente mais par exemple, vendre les Aires, je n’en vois pas l’utilité ». Jean-Maxime Escudier défend son point de vue, mettant en avant que certaines de ces parcelles coûtent de l’argent à la collectivité et n’ont aucune utilité. Claudine Davignon remarque : « En plus, nous avons besoin d’argent mais il ne s’agit pas de vendre pour vendre ».
Natacha Vinatier met l’accent sur « le manque de transparence de la démarche ». Elle note que certaines personnes, informées de la volonté de la commune de procéder à des ventes de terrains font des démarches individuelles pour acheter mais que la Mairie doit auparavant « communiquer » afin que chaque citoyen soit au courant de ces propositions de vente.
Patricia Coste propose alors que le dossier soit repris, qu’une liste définitive de terrains à vendre soit établie et qu’une annonce à la population soit faire.
Jacques Spindler va plus loin : « nous devons avoir une réflexion technique et mettre en place une politique de cession de terrains qui appartiennent à la commune. Ce n’est pas parce que certaines personnes demandent une parcelle qu’il faut la vendre ».
Il a été décidé de conclure rapidement à la vente de la bergerie et des parcelles concernées à Claude Andraud ainsi que le terrain qui concerne Mireille Mammini.

A suivre.

Parcelles des airesParcelles E42 E100 E213

Parcelles A577 A580

La salle polyvalente

Un avenant au marché isolation a été voté à l’unanimité.
Laurent Girard-Béguier explique que « suite à une réunion de chantier, il est apparu opportun » d’améliorer l’isolation prévue par l’architecte dans le projet initial à savoir une couche de laine de verre posée sur le faux plafond qui comporte les carreaux chauffants. « L’utilisation de ce matériau avec un plafond chauffant, ce n’est pas terrible au niveau sécurité ; il y a de réels risques d’incendie et le fait de ne rien pouvoir poser sur les carreaux chauffants à cause de ce risque crée des ponts thermiques. Nous avons opté pour un flocage de laine de roche dans la charpente. Ce choix améliore donc la sécurité mais également il répond aux nouvelles normes d’isolation qui ne vont pas tarder à entrer en vigueur ». Enfin, le coefficient d’isolation est bien supérieur au coefficient initial… Le coût supplémentaire s’élève à 4 262 euros.

L’arrosage des jardins

Ce dossier concerne les jardins privés qui sont actuellement arrosés avec la déverse de la fontaine (et non les jardins municipaux, en bas du village qui, eux, bénéficient de l’eau non traitée de la fontaine fraîche). Patricia Coste a rappelé que la loi n’autorise pas la commune à fournir de l’eau gratuitement sauf pour éteindre les incendies. Il faut ensuite que tous les usagers soient traités sur un pied d’égalité.
Précédemment, il avait été décidé de faire payer aux utilisateurs de cette eau traitée et donc qui a un coût, un forfait de 30 euros. Il s’avère que cette formule est illégale. Pour Madame le Maire, il s’agit donc de trouver un autre moyen légal de faire payer les utilisateurs et elle a soumis le problème aux conseillers municipaux.
Elle a proposé de faire installer un compteur commun (en excluant dans le prix à payer la taxe d’assainissement) ; les utilisateurs de l’eau d’arrosage se partageant ensuite le montant de la facture.
Un débat enflammé s’est instauré. Certains ont fait valoir que ce compteur commun pouvait entraîner quelques problèmes parmi les utilisateurs dans la mesure ou tous n’arrosent pas la même surface. L’installation de ce compteur aura aussi un coût et Thierry Zunino a estimé qu’il n’appartenait pas à une collectivité territoriale de faire des travaux pour des privés. Il a fait valoir que cette démarche municipale pouvait créer un précédent. Faut-il dès lors faire payer les travaux de tranchée par les bénéficiaires de l’eau ?
Il a été décidé au final que ces utilisateurs seraient conviés à une réunion ; et ce, afin de trouver ensemble une solution.
Notons pour info que les personnes qui arrosent leur jardin avec leur eau personnelle ont intérêt à faire installer un compteur vert.

L’intercommunalité

Ah ! Quel imbroglio cet amoncellement d’entités…
Nous faisons donc parti de la Communauté de communes Asse, Bléone, Verdon. Nous ne faisons partie d’aucun Pays même si un projet de Pays du Grand Verdon est dans l’air.
Nos élus ont été conviés à une réunion par le Pays dignois ; et ce avec les communes de Moustiers, Sainte-Croix et Majastres. Proposition leur a été faite de rejoindre le Pays dignois pour bénéficier des subventions européennes Leader. Actuellement c’est par le biais du Parc du Verdon que Saint-Jurs peut bénéficier de ces subventions.
Laurent Béguier a expliqué que cette démarche de séduction envers les 4 petites communes relevait d’une stratégie : gérer les programmes Leader sur tout le Grand Verdon. Etant entendu que l’enveloppe Pays dignois enfle grassement si elles acceptent de rejoindre ce Pays dignois.
Saint-Jurs tout comme Moustiers ont refusé cette proposition du Pays dignois. Le Parc du Verdon continuera donc à gérer ces fonds Leader pour eux.

Fonds européens

A ce sujet, Jacques Spindler a noté que deux thèmes de ce programme Leader pouvaient être retenus par le conseil municipal. L’un porte sur « la structuration de l’offre touristique du Verdon ». L’autre sur « le maintien et la diversification de l’activité agricole ».
Les principaux acteurs concernés par ces deux thèmes seront invités par la commune de Saint-Jurs à monter des projets puis un dossier afin de bénéficier de ces subventions Leader.

Bibliothèque

Elle n’est plus gérée par l’association « Les Pique Greuto ». Elle est devenue municipale et sera dirigée par Claudine Davignon. Les horaires, pour l’instant, ne changent pas.

La décharge pour les gravats

Pour éviter des dérives actuellement constatées (batteries usagées, etc..) l’accès à cette décharge sera désormais barré par une chaîne et un cadenas. Les habitants pourront y accéder en demandant la clé à la Mairie. Les artisans travaillant sur Saint-Jurs, quant à eux, se verront remettre un double des clés.
Les autres délibérations sont comme à l’accoutumé consultables sur la panneau d’affichage municipal toujours d’un accès aussi malaisé…. Nous en mettrons une copie dès leur publication. Il faut savoir cependant que la Mairie va éditer, d’ici la fin du mois d’octobre, un bulletin municipal d’information (enfin !).

Une commission communication (dont on ne connaissait pas l’existence) qui regroupe des élus et certains habitants, se réunira le 17 octobre à 16H.

Une réunion spéciale des conseillers municipaux pour aborder le futur mode de fonctionnement de la nouvelle salle est prévue le même jour à 18H et ce, avant que le sujet ne soit abordé en conseil municipal.

Le prochain conseil municipal est prévu le 24 octobre.

 

 

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